Taikai interne de novembre

Ce Taikai AKE, en date du 24, a rassemblé 21 participants dans notre dojo de Courcelles. Supervisé par Yumi sensei, il a été ouvert par un Yawatachi mené par Naeko, assistée de Nghi-Dung et de Pierre. Une nouveauté dans le règlement, le précédent vainqueur se voit désormais appliqué trois points de handicap dans le Taikai suivant. Cela donne donc plus de chance de se voir décerner les traditionnelles sardines à l’huile qui comblent les heureux gagnants. A l’issue d’un Izume plein de suspens, les résultats sont

Premier : Arnaud (4 flèches)
Second : Jean-Pierre (4 flèches)
Troisième : Pierre (4 flèches)

Les quatre finalistes à départager

Quatre flèches en mode Dalton

Les trois vainqueurs

Premier Taikai interne de l’automne 2018 à l’AKE

Ce taikai s’est déroulé le 27 octobre dernier avec 21 participants sous la direction éclairée de Yumi Minaminaka sensei, Renshi 6ème dan, assistée d’Anne-Marie. Le tirage au sort a été réalisé par Junji qui nous a rejoint en septembre dernier. D’autres nouveaux, tels que José et Katharina ont pu s’initier avec profit à l’art du Yatori durant le taikai. Quatre sharei se sont succédé pour l’habituel tir des douze flèches. A l’issue de cette première partie, Mohamed (mudan) a créé la surprise en totalisant 6 flèches, en égalité avec Jean-François sensei et Claude. Après une pause tout aussi bienvenue que roborative, Izume a départagé les finalistes avec :

Premier : Jean-François (6 flèches)

Second : Claude (6 flèches)

Troisième : Mohamed (6 flèches)

Taikai interne AKE du mois de mai 2018

Nous fûmes 19 partants pour ce Taikai interne AKE du mois de mai 2018 en quatre Sharei.
Avant le tirage au sort par la main innocente de Miyabi, nous avons pu assister à un tir de cérémonie sous forme de Yawatashi par :
  • Ite: François Cavalier, Président d’AKE, 5ème dan;
  • Daiichi Kaizoe: Naeko Ota, Vice-présidente d’AKE, 5ème dan;
  • Daini Kaizoe: Jean-Froiçois Decatra, Président sortant d’AKE, Renshi 5ème dan.
Deux flèches d’échauffement et le Taikai peut enfin commencer sous la supervision bienveillante de Yumi Minaminaka sensei, Renshi 6ème dan, assistée de Marie-Chrisitine.
Après les deux premiers tours (8 flèches), une pause festive et gourmande est organisée où le traditionnel cake au rhum de Marie-Christine a été accompagné d’une délicieuse quiche lorraine par notre chef Jean-Paul.
A la fin des douze flèches, la première et deuxième place doivent être départagées dans un suspens qui ne connu son dénouement qu’après 4 flèches en Izume et une dernière flèche en Enkin.
Le classement de ce Taikai du mois de mai est le suivant:
  1. Jean-Benoît (8 flèches),
  2. Arnaud (8 flèches),
  3. Damien (4 flèches).
Applaudissements et cadeaux gourmands concluent cette matinée joyeuse !

Taikai interne AKE – 28 avril 2018

Douze personnes présentes sur le shajo pour le Taikai AKE interne du mois d’avril.

Après le tir de cérémonie d’ouverture  (Yawatashi : Ite : François, Daiichi Kaizoe : Marie G., Daini Kaizoe : Philippe), le tirage au sort débute. Quatre sharei de trois sont constitués et le Taikai débute sous la direction de Yumi sensei pour 12 flèches.

Le rythme est rapide compte tenu du nombre de tireurs. À l’issue des 12 flèches, Quentin et Thierry doivent se départager et, dès le premier tour du tir éliminatoire, Thierry met fin au suspense.

Les résultats sont alors proclamés :

  • François, 6 points
  • Claude : 5 points
  • Thierry : 3 points

Rendez-vous au Taikai d’AKE ouverts à tous les clubs le dimanche 13 mai prochain !

Hommage à Komiya Eiko sensei

Komiya Eiko sensei, hanshi 9ème dan, nous a quitté le 17 mars 2018. La veillée funèbre a eut lieu le 21 mars à Kawaguchi-shi, préfecture de Saitama et les obsèques le lendemain. Notre dojo y était représenté par un bouquet de fleurs.

 

François Cavalier, président de l’AKE, partage son émotion et ses souvenirs dans ce texte :

« Mme Komiya fait partie du petit groupe des grands senseis japonais qui ont formé plusieurs générations de kyudoka; elle s’est notamment impliquée dans la formation des kyudoka européens avec beaucoup de gentillesse et de dévouement. Toujours affable et souriante, attentive à ses élèves, à leurs efforts comme à leurs difficultés, elle nous encourageait avec patience et générosité. Derrière son sourire bienveillant se cachait aussi une volonté de fer: « Quand tu échoues, recommence! » est la formule qu’elle avait calligraphiée sur les carnets de ses élèves lors du stage de Tokyo en 2007. Mais cette volonté n’allait pas sans un véritable sens de l’humour nous invitant parfois à rire de nos difficultés. Mille mercis Komiya sensei, nous garderons précieusement votre enseignement. »

A Courcelles, le samedi 24 mars, un tir de condoléance (chô sha 弔射 ) fut organisé avant le taikai mensuel. Le kamisa avait été ornementé de photos de la sensei, d’un de ses articles de la revue de la fédération japonaise, de cibles et d’un bouquet de fleurs.

Après le salut, chaque personne ayant connu Komiya sensei fut invitée à témoigner de sa ou ses rencontres avec ce grand Maître.

Yumi Minaminaka sensei offrit ensuite un yawatashi à sa mémoire, avec, en signe de deuil, un ruban noir noué autour du uwasekiita de son arc et un salut, sur honza et avant tasuki sabaki, vers la photo de Komiya sensei. Elle fut assistée dans son tir par Naéko Ohta et Damien Oudin.

Naeko Ohta a composé ce haiku à la mémoire de Komiya sensei :

冬菫 fuyu sumire Violettes hivernales
恩師逝きて onshi yukite Mon cher maître est parti
弓残し yumi nokoshi Ses arcs demeurent

Ōsōji

Samedi 17 décembre, c’est la dernière séance de l’année. C’est le temps de faire un bilan de l’année écoulée mais surtout de se lancer dans un grand nettoyage, ōsōji. Tout doit être propre afin d’aborder la nouvelle année sereinement.

Mais avant de s’affairer dans la bonne humeur, les vingt-neuf participants à la séance ont le plaisir d’assister à un Yawatashi réalisé par Marc-Antoine (Ite) assisté de Jean-François (Dai Ichi Kaizoe) et François (Dai Ni Kaizoe).

Belle introduction avant d’entamer un taikai festif mais tout de même rigoureux puisque l’ordre de passage sera tiré au sort et les cibles touchées dûment comptées. A la dixième flèche dans la mato, l’archer gagne un cadeau. Lors de cette affrontement amical, les plus sérieux se concentrent sur leurs tirs tandis que les autres se taquinent, applaudissent pour chaque atari. Ce samedi, rires et Yoshi ! emplissent le gymnase de Courcelles. C’est la fin d’année, bonne humeur et optimiste sont de mises.

La dernière photo de l’année est à destination de notre dojo partenaire à Yokohama, Asahiku Kyudo Kai, pour leur souhaiter une bonne année.

Lors du salut qui ponctue cette année de travail, Naeko tel un Père Noël remet des cadeaux à nos trois gagnants du taikai festif (Arnaud, Jean-Benoit, Yveline) et offre à chacun des pratiquants, les présents que nous ont réservés l’Asahiku Kyudo Kai de Yokohama. Le temps d’avoir une pensée amicale pour eux afin de les remercier de leur gentillesse.

Le salut de fin de séance qui est aussi aujourd’hui celui de fin d’année, donne le signal de l’ōsōji. Les placards sont vidés, nettoyés, les objets inutiles qui se sont accumulés au cours de l’année sont jetés, les matos sont refaites etc… Après une trépidante activité d’une quarantaine de minutes, nous sommes prêts pour cette nouvelle année qui sera soyons en sûr riche en émotions et amitiés. Bonne année !

Kyudo et Kyogen

kyogen1L’AKE a eu l’extrême honneur et la chance formidable de recevoir le samedi 6 mai le maître de kyogen OGASAWARA Tadashi lors de son passage à Paris pour une leçon un peu particulière : les liens entre kyudo et kyogen.

Le kyogen est un art théâtral qui puise ses racines dans le Japon médiéval. Pratiqué depuis 650 ans, il est considéré comme un des arts les plus anciens ce qui lui a valu son classement par l’UNESCO au patrimoine immatériel de l’humanité en 2001. Cet art quasi millénaire n’en est pourtant pas une pratique gelée car il sait être novateur. Si à l’époque Edo, les artistes puisent dans un répertoire unique de trois cents pièces, à l’ère Meji, le répertoire se renouvelle et on voit la création de pièces plus modernes. Aujourd’hui les ponts sont maintenant nombreux entre théâtre occidental et japonais ; le plus évident étant une collaboration avec la Comedia d’ell arte.

Basé sur des scénettes d’une quinzaine de minutes, le kyogen est un intermède comique lors des représentations du théâtre No. Le comédien armé d’un seul éventail mélange mime et texte pour interpréter des situations. L’éventail est tout à la fois ; tenu ouvert à l’horizontal il devient Tokkuri, le récipient à saké, et ensuite le verre tenu à deux mains par l’amateur du breuvage. Mais cet éventail peut se faire aussi sabre ou arc ; tout est possible seul compte la créativité de l’acteur et l’imaginaire du spectateur.

Cet échange riche entre Monsieur Ogasawara et les pratiquants de l’AKE ont permis d’entrevoir quatre liens entre kyudo et kyogen :

L’objectif poursuivi. Ces deux arts ancestraux tendent vers un absolu où archer et comédien cherchent la perfection dans le geste, travail d’une vie.

La maturité. En kyogen, un comédien âgé de vingt ans existe à peine. A 40, 50 ans, il n’est qu’un « morveux ». Le maître d’OGASAWARA Tadashi est âgé de 86 ans, NOMURA Man. Ce brave homme que nous voyons comme un acteur accompli, considère qu’il a encore beaucoup à apprendre. De même les maîtres de kyudo pensent que ce n’est qu’à partir de l’âge de 75 ans que le tir arrive à maturité.

Le mouvement. Le corps est vertical, le poids légèrement en avant avec un centre de gravité bas et toujours central même pendant les déplacements. Le menton est rentré afin de tirer la colonne vertébrale vers le haut. On tire ainsi le corps dans toutes les directions. Geste et déplacement sont parfaitement maîtrisés.

La respiration. La respiration est profonde. On inspire par la nez en fermant la bouche. Si on inspire par la bouche, les épaules ont tendance à monter. On expire par la bouche. En posant les mains sur le ventre, on peut constater le travail de ce dernier.

kyogen2

Délaissé par le public japonais, le kyogen renferme pourtant une partie de l’âme japonaise entre burlesque, imaginaire et tradition. OGASAWARA Tadashi se montre ainsi une source d’inspiration par son travail et le cheminement intellectuel qui l’accompagne pour tout pratiquant de kyudo.

Taïkaï interne AKE – février 2016

TAIKAI -FEVRIER-2016-8

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Le tournoi débute par un Yawatashi exécuté en kimono par Claude, Itte, Marie G., Dai Ichi kaizoe et Jean-Benoît, Dai Ni kaizoe.

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A l’issue des 12 flèches tirées par chacun des 15 participants, où 40/180 flèches ont atteint la mato, il s’est trouvé que les précédents exécutants du tir d’ouverture sont arrivés en tête, dans un ordre différent : Marie (5 flèches), Claude (6 flèches), Jean-Benoît (6 flèches).  Pour départager les deux ex aequo a été réalisé un Izume, remporté à la première flèche par Jean-Benoît.

TAIKAI -FEVRIER-2016-12

1. Jean-Benoît : 6 flèches

2. Claude : 6 flèches

3. Marie G. : 5 flèches

Yumi senseï, Jean-Francois senseï et Yolande ont ensuite proposé une correction détaillée et instructive des erreurs commises lors du Yawatashi.

Remarquant que ce sont les mêmes tireurs qui se sont classés lors des deux derniers taïkaï, on apprécie le caractère judicieux des prix remis les deux fois aux vainqueurs : en janvier, les tisanes bio détox choisies par Naéko , et aujourd’hui, les gâteaux choisis par Yumi comme pour les compléter.

Ainsi bien rassasiés, ceux-ci attendent désormais que d’autres tireurs remportent les tournois à venir.

TAIKAI -FEVRIER-2016-13

Jean-Benoît